Story-board- Prince Nunki. Tous les tableaux présentés ici sont à vendre


Ce résumé a été écrit à la première personne par Nunki, soi-même. Il retrace l'histoire générale de son premier livre.
Pour avoir le texte intégral d'où est tiré ce résumé
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le livre est disponible ici.

Malgré sa densité, il peut vous aider à appréhender l'univers de Nunki. Mais il ne faut pas le considérer comme autre chose qu'un résumé.


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"Je m'appelle Nunki. Je suis prince d'Uroungé. Un jour, je serai roi du peuple singe. Mon meilleur ami est un drôle de gros oiseau, c'est un calao. Notre rêve secret était de partir ensemble pour découvrir le monde. Emportés comme nous l'étions par notre désir d'aventures, nous avons commis bien des erreurs, j'espère que vous ne nous jugerez pas trop sévèrement. Laissez- moi vous raconter notre histoire...

Jusqu'à la naissance de ma soeur ,Princesse Bulle, j'étais un petit singe comme tous les petits singes. Mon avenir était tout tracé. Je serai Roi et resterai roi, jusqu'à ce que mes poils deviennent gris éléphant. Rien de très excitant!


Mes parents, qui jusqu'à présent ne m'avaient jamais manifesté qu'un attachement sommaire, s'étaient transformés en parents gâteaux et gâteux, embrassant et câlinant , me fit détester instantanément la nouvelle venue. Pourtant ce n'était pas la jalousie qui motiva notre départ. Le responsable était mon oncle, le magnifique Capitaine Magellan! Vous en avez certainement entendu parler. Tous les petits singes connaissent le récit de ses fabuleuses aventures! : Il a dompté les baleines de la mer du milieu, il a combattu les tigres aux dents de sabre, traversé les terres d'Hyper Borée ou les pierres savent parler, tout cela à bord de son extraordinaire vaisseau, le "Trinidad".


Nul ne sut jamais d'où venait ce bateau, car personne sur les hauts plateaux n'avait la dextérité nécessaire à la construction d'une telle merveille.Gogluck le gros oiseau, disait que le navire venait d'une autre planète, "c'est de la sorcellerie!" Disait-il. Il croyait dur comme fer à la légende qui disait que quiconque trouverait les "Marches des géants" verrait exaucés les souhaits les plus fous! Le Capitaine Magellan devait avoir trouvé ces marches. Bien que n'y croyant pas, je dois dire que tout cela me laissait bien songeur...


Évidemment, Gogluck et moi rêvions d'embarquer sur le "Trinidad". Mais la réponse à cet espoir, revenait, toujours la même: "Prince Nunki, vous êtes bien trop précieux pour le peuple singe,il faut d'abord vous aguerrir! Lorsque vous serez roi vous irez ou bon vous semble ,en attendant : ouste, du balai! Quant à toi gros oiseau Gogluck, tu es si gros que tu nous ferais tous chavirer! Si vous devez absolument aller quelque part, allez-y donc en volant!" La discussion était close. Mes parents étaient libres de retourner chouchouter ma peste de soeur. Mais réflexion faite, partir en volant, pourquoi pas?

Gogluck était si gros, que dans le nid familial, nul ne savait qui couvait qui. Ce que Gogluck savait par contre, c'est que jamais il ne volerait avec ses ridicules petites ailes.
Il connaissait la solution à son problème: il lui suffisait de trouver les "Marches des géants" pour réaliser son souhait.

Ses parents lui fabriquèrent de grandes ailes de cuir avec lesquelles nous avions décidé de partie ensemble à la recherche des marches. Tout était prêt pour notre départ quand la mémoire me revint, je savais bien que j'oubliais quelque chose! Mon dieu! L'anniversaire de la reine, ma mère. J'avais promis à mon père que nous irions lui chercher du miel! J' allais me coucher, furieux de ce contretemps.


Mon père, le roi Marfik me réveilla à l'aube. Nous partîmes avec les frères Mouse pour attendre que l'oiseau "Tim" nous conduise vers la meilleure ruche.


Les Mouse tentèrent d'enfumer le nid, mais ils étaient si maladroits, qu'ils ne réussirent jamais à se faire la courte échelle. Il fallut que je termine le travail.


Le soleil était déjà haut dans le ciel. J'avais rendez-vous avec Gogluck en haut de la montagne ! Lorsque montés sur nos autruches, nos lourdes calebasses gorgées de miel, je fis remarquer à mon père, l'étoile qui continuait de briller au-dessus de nos têtes, il trouva ce détail très insignifiant.

Ma mère était assise, dans la salle du trône, lorsqu'il lui offrit le miel qu'elle aimait tant et qu'elle tendit à ma peste de sur, mon sang ne fit qu'un tour !Je m'enfuis par la fenêtre, sans penser aux conséquences!

Je descendis en m'accrochant à l'un des nombreux paniers qui pendent toujours sous toutes nos maisons. Je me laissai glisser vers la case la plus proche, et me sauvai par les toits de paille.

Évidemment, la paille céda sous mon poids. C'est ainsi que je me suis retrouvé, au beau milieu du salon de mon oncle Magellan, qui fit semblant de ne pas me voir !

Lorsque j'ouvris la porte, mon père m'y attendait l'air goguenard et content de lui ! Je ne sortirais de ma chambre qu'avec des excuses ! Ce n'était pas demain la veille !

La nuit tombait, le capitaine Magellan, Musaraigne son cartographe, et Vigie son observateur, me rendirent visite.
Mon oncle constata que je campais sur mes positions. Soudain, Musaraigne, qui observait l'étrange étoile depuis un moment, s'affola : "Attention ! Je vois une énorme boule pleine de plûmes, elle vient droit sur nous !

J'eu le temps d'apercevoir mon copain Gogluck qui volait à mon secours ! Le capitaine essaya de me sauver de ce qu'il croyait être une menace, mais en vain. Gogluck réussit à m'arraché des bras de mon oncle, il emporta une bonne partie du toit sur son passage.

Après un tel scandale, il ne me restait plus qu'à prier que personne ne nous retrouve jamais ! Nous avions atteint le point de non retour, nous devions trouver les "marches des géants".

Après un long voyage sans escale - car Bibinec avait peur de ne plus pouvoir re décoller- nous sommes parvenus au bout de nos provisions. Gogluck fit du rase-mottes au-dessus d'un lac et m'y parachuta.
Il préféra poursuivre seul ses recherches, car il venait d'apercevoir un arc-en-ciel qui ne pouvait, selon lui, que le conduire vers les Marches.

Coiffé d'une feuille de nénuphar, j'émergeai parmi les joncs. Je gagnai la rive où j'attendrai le retour de mon ami. J'explorai alors la forêt, espérant bien dénicher quelque chose à me mettre sous les dents.

Gavé de fruits et de fourmis, je m'apprêtai à conclure mon repas avec un magnifique champignon. Quelle ne fût pas ma surprise, lorsqu'en tentant de l'arracher, je l'entendis crier ! Je pensais avoir avalé quelques baies empoisonnées...

Je reçus alors une volée de glands qui provenait de l'arbre au pied duquel je me trouvais. Un esprit de la forêt m'ordonnait de décamper. Aussi curieux que cela soit, il se calma en entendant mon nom.

Il descendit à ma rencontre, précédé par un compère qui l'empêchait d'avancer. Le vieux champignon violet se mit en colère contre l'autre: "

O'Turf!... laissez-moi passer !
-N'en faites rien Founghi ! Car ce macaque compte tous nous dévorer!"
Un petit escargot était en train de baver sous les pieds de "cet" O'Turf, lequel glissa dessus et partit s'écraser sur une chose molle et malodorante...

Je le sortais de là du bout des doigts, mais il me lança tant de grossièretés, que je le relâchai immédiatement. Founghi rassura le champignon gris qui avait failli être mon dessert. Il s'appelait Timour.
J'avouai au vieillard que je n'étais pas venu seul, et que nous cherchions les fameuses Marches. Sans s'émouvoir, il me dit pouvoir nous aider. Founghi passa une sorte de marché avec moi: S'il m'indiquait la route à suivre, je devrai lui laisser au moins un souhait. Je le sentais assez méfiant, pour une raison que j'ignorais alors.
Mais j'acceptai cette condition, car je n'avais jamais prévu de demander quelque chose pour moi sur les Marches.
Un détail m'intriguait pourtant: j'avais déjà vu quelque part la canne qu'il portait...

Founghi me conseilla de retrouver Bibinec au plus vite. Il avait l'air assez pressé de me voir partir. C'est en voulant comparer l'amulette, que je portais toujours autour du cou, avec sa canne, que je vis qu'elle avait disparu de mon collier.

Galilé, l'escargot de Founghi, avait l'air triste de me voir partir. J'étais suffisamment préoccupé par la perte de mon fétiche -que m'avait offert ma mère Shaula- pour remarquer ce détail.

Founghi devait observer la nouvelle étoile avec beaucoup d'attention cette nuit-là. Elle était devenue énorme. Pour l'astronome qu'il était, il devait en prendre plein ses lorgnons.

Pendant ce temps-là, les parents de Gogluck avaient rejoint les miens et étaient en train de monter une expédition pour nous retrouver.

Ils allaient tous embarquer à bord du Trinidad, le navire de Magellan . Mon père avait le coeur brisé et pleurait comme un arbre écorché.

Où était donc Gogluck? Dans sa course folle après un arc-en-ciel, il était parvenu jusqu'au pôle! Là où le titan Mondo, faisait tourner l'axe du monde, grâce à une incroyable machine de glace.

Gogluck lui demanda son chemin, mais Mondo vexé qu'on le prenne pour un bureau de renseignements, refusa de lui parler: " De toutes façons, il est trop tard mon petit zoziau, tu vois cette étoile... Eh bien, partie comme je la vois venir, elle va s'écraser sur la terre, et tout détruire. Crois-en mon expérience! ...Tes marches des Géants, tu pourras toujours les chercher dans une autre vie...


-Mon ami le prince Nunki sera bien déçut, répondit le gros oiseau Bibinec!
-Prince Nunki? J' ai déjà entendu ce nom! C'est lui qui sauvera la terre! dit Mondo le crapaud. Va chez le gardien des marches et donne lui ce message...

Founghi savait depuis longtemps ce qui allait arriver à notre planète. Il avait tout prévu pour se mettre à l'abri dans un terrier de renards au pied de son arbre. Il m'avait fait partir, car il ne croyait pas que je sois le vrai prince Nunki. Dans le terrier, il craignait manquer de place. Il ne voulait pas en céder à un aventurier qui souhaitait une montagne d'or des Marches.
Il buta contre un objet dans l'herbe. Il constata en le ramassant que je ne lui avais pas menti. J'étais bien le prince.

Founghi chevaucha père renard et partit me retrouver avant la catastrophe.
Las de mes recherches, je m'étais endormi. Il cria dans mes oreilles. Il me fit monter sur une biche, et me remit mon fétiche en s'excusant d'avoir douté de moi.

Arrivé devant son arbre, alors qu'une tempête se levait, il tenta de convaincre Timour de s'arracher de son mycélium. Il reçut la foudre et je n'eus que le temps de le ramasser pour nous mettre à l'abri avant que le typhon n'arrive.

Le météore se rua sur l'axe du monde qu'il fracassa. Il fit basculer la terre sur son orbite. Le pôle nord se retrouva dans le cône d'ombre, tandis que le sud allait rôtir au soleil.


-Prince Nunki? J' ai déjà entendu ce nom! C'est lui qui sauvera la terre! dit Mondo le crapaud. Va chez le gardien des marches et donne lui ce message...

Founghi, encore fumant de son coup de foudre, était soigné par mère renard. Il ne se remettait pas d'avoir abandonné Timour dans la neige, qui recouvrait maintenant la forêt.

Gogluck avait miraculeusement retrouvé son chemin, grâce à une luciole. Il s'était posé et avait retrouvé, congelé, Timour.
Prévenus par père renard, qui faisait le gué à l'entrée du terrier, nous nous sommes précipités dehors, malgré le froid, à sa rencontre.

En remerciant Bibinec, Founghi nous avoua, à ma grande stupeur, qu'il était le gardien des Marches. Ne pouvant faire lui même de souhait, il demanda au calao de sacrifier le sien pour la bonne cause. Et comme j'étais la seule personne désintéressée dans l'affaire, c'était moi qui devrais formuler le souhait pour redresser la planète.

Il fallait faire vite avant que le changement de climat ne tue tous les animaux et les plantes. Founghi nous guida vers la caverne qui abritait les Marches. Nous avancions courbés, pour nous protéger des flocons de neige, qui tombaient aussi serrés que les poils de la barbe de ma tante.

Après nous être faufilés dans une galerie souterraine, nous sommes parvenus dans une vaste salle, où le sol était recouvert de pierres hexagonales.

Le premier des trois souhaits que je devais faire, était destiné à faire naître l'Yggdrasill, l'arbre aux feuilles d'or.

Avec Founghi, aidé par père renard, nous sommes montés sur la plus haute marche. Nous y avons planté chacun nos fétiches -enfin, ce que je ne croyais être que cela - Le gardien me fit ensuite sauter sur des inscriptions, gravées dans les marches. Elles se mirent à chanter toutes les notes de la gamme. La caverne rayonnait de lumière.

Nos fétiches se soudèrent et un arbre jaillit, déployant de larges feuilles qui soulevèrent le plafond de la grotte, lequel éclata. Je fus soulevé par une racine et y restai, complètement ahuri.

 

L'Yggdrasill s'élança vers les cieux, dans un arc-en-ciel.
Les marches se trouvaient à l'intérieur d'une presqu'île qui se détacha du pays des champignons, dans une formidable explosion.

Les Marches avançaient sur la mer. Je me suis demandé un instant, si nous n'allions pas couler! A l'appel de Founghi, une île surgit de l'eau. Elle avait la tête d'une tortue! Le champignon me la présenta: "voici le capitaine Cabestan... c'est lui qui nous conduira au pôle, évaluer la situation..."

En descendant dans la grotte, je fus attaqué par un oiseau qui jacassait de rage. Gogluck, sur les bons conseil d'O'Turf, avait profité de notre absence pour réaliser son voeu. Mais contre toute attente, il avait perdu la taille qui lui donnait sa force. Car pour qu'un oiseau puisse voler... il doit avant tout être léger!

O'Turf se moquait maintenant de lui. Founghi reconnut qu'il avait prévu, dès le début, de gâcher un souhait, pour donner une leçon au calao

Soudain, les marches chantèrent à nouveau! Le seul auquel nous n'aurions jamais pensé: Timour!... Il venait de mettre à mal nos chances de survie. Il avait souhaité une femme... La première du peuple des champignons!!!

Nous sommes arrivés devant Mondo la tête basse. Apprenant le gâchis, il ne parut pas inquiet outre mesure, puisqu'il nous prenait, Gogluck et moi, pour des demi-dieux, où des tiers de dieux!

Ne voyant plus que faire, il nous fallait retrouver le capitaine Magellan.Nous avons chargé Mondo sur le dos du capitaine Cabestan.

Arrivés à la frontière du jour et de la nuit, la tortue appela les continents. Ils surgirent de l'océan. Après avoir fait les présentations, nous leur demandâmes un petit service: retrouver nos parents et mon oncle Magellan. Comme nous ne pouvions plus réparer l'axe de la terre ni la redresser; il nous faudrait partir vers les étoiles, pour trouver une solution de rechange. Et le Trinidad pourrait nous servir pour y parvenir.

Ils furent retrouvés grâce à l'Europe qui les propulsa jusqu'à nous.

Mais lorsque je vis mes parents sur la passerelle, je n'eus aucune envie de les croiser, craignant de recevoir une punition. Je demandai à Founghi de les faire débarquer du Trinidad, en prétextant n'importe quoi ! Gogluck et moi irions nous cacher dans le navire. Je lui donnai aussi des instructions pour que les continents nous envoient dans l'espace.

Je suis grimpé avec Bibinec sur l'Yggdrasill. Mondo nous surprit, mais nous aida à monter discrètement à bord du Trinidad.

Nous nous sommes cachés à la cale dans un vieux baril de poix. Mouse myope ne nous découvrit naturellement pas.

Je voyais par le hublot, Mondo nous faire signe que tout se passait parfaitement bien.

Une fois parvenu à une altitude convenable, le Trinidad put être la cible du souffle des tortues.

Tel une pierre, nous filions dans l'espace. Nos pattes ne touchèrent plus terre. Je m'envolai avec les meubles. J'ai finis par me retrouver avec Gogluck dans la cabine du capitaine. Pour ne pas s'envoler, tout l'équipage s'était encordé.

J'avais mis au point un ingénieux système pour garder nos pattes sur le pont: De la bonne poix, bien gluante, recouvrait le sol!

Nous cherchions donc un axe flambant neuf pour la terre. Comme nous ne savions pas exactement où aller dans cette immensité, nous nous sommes arrêtés pour prendre des renseignements auprès des autochtones - c'est à dire auprès des constellations.

Musaraigne et Founghi me donnèrent quelques cours accélérés d'astrophysique. Comme nous ne pouvions plus redresser la terre, faute de souhaits; nous recherchions l'endroit idéal sur le globe, où planter un nouvel axe.

Nous sommes tombés d'accord pour un endroit à la limite actuelle du jour et de la nuit.

Malheureusement, nous fûmes rattrapés par le météore, qui avait pour je ne sais quelle raison, encore une dent contre nous.

Il nous envoya promener dans le vide.

Perdus dans les étoiles, je commençais à déprimer sérieusement, avec Gogluck collé à la poix sur mon crâne.

Une constellation vint miraculeusement à notre secours. Elle prétendait avoir en plus -ce qui ne gâche rien- la solution à notre problème.

Elle nous conduisit vers le centaure Chiron, une espèce de monstre mi- singe nu, mi-cheval; mais vraiment très gentil et brave comme le saindoux. Surtout connu, parait-il, pour être le plus fameux lanceur de trait de la galaxie.

Il fut ravi de nous aider. Il projeta son javelot, dans un superbe mouvement, au travers de la terre; manquant de peu mon oncle, lequel revenait avec un Trinidad entièrement remit à neuf par des génies stellaires.

Nous avons béni Chiron, et juré de ne jamais l'oublier. Puis nous sommes repartis vers notre soleil pour lui demander un petit service.

Le soleil nous accueillit quelque peu froidement, car il était vexé que nous allions le voir en dernier. Mais très ému par notre réussite, il nous pardonna. Nous avions une chose primordiale à lui demander: Mondo avec sa petite manivelle, ne parviendrait pas tout seul à relancer la terre. Il lui faudra un petit coup de main de la part du soleil...

Le soleil enroula sa chevelure de flammes autour de l'axe et tira, comme on le fait avec une toupie.

Nous sommes rentrés heureux sur notre petite planète bleue.

Nous étions sauvés, mais les continents, qui avait dû changer de place, étaient dans un triste état. Plus rien ne serait comme avant, nous devrions changer de pays.

Le retour fût plutôt brutal, car l'étoile filante qui propulsait dorénavant notre navire, n'était pas très douée pour les amerrissages. Le Trinidad finit par couler.

Parvenus sains et sauf sur la carapace de Cabestan, nous fûmes assaillis par une marée de petits champignons: les enfants de Timour !
Quant à moi, je redoutais de me retrouver face à mes parents...

Le roi et la reine me pardonnèrent, et je fondis en larmes dans leurs bras. Gogluck retrouva également ses parents, fort surpris par son changement de taille.

Nous avons tous ensuite décidé de nous installer sur l'ancien continent qui était autrefois recouvert de glace. Car il se trouvait désormais tout près de l'équateur. Il se recouvrit rapidement de plantes et d'animaux, grâce aux semences contenues dans les fruits de l'Yggdrasill.

Le soleil descendait sur l'horizon. Il n'allait pas tarder à se coucher.
J'étais dans les bras de ma mère et je tenais ma soeur. Mon père était là aussi, ainsi que Founghi avec son inséparable Galilée. Il y avait aussi Gogluck Bibinec, ses parents, O'Turf, Timour, Mimi, Magellan et les autres. Nous regardions la Nouvelle Terre qui se recouvrait de vie.
L'Arbre aux feuilles d'or, porté par Cabestan, irait ensuite refleurir et repeupler le reste du monde.


" Voici le nouveau royaume que vont se partager les singes et les champignons ! " Dit Shaula en m'embrassant.
Le vieux champignon regardait inquiet le soleil se coucher.
- " Mais qu'y a-t-il, Founghi ? Vous semblez embarrassé ?
- Ce n'est rien, votre majesté, mais je viens de me rendre compte que nous avons commis une petite erreur...
- Rien de grave, j'espère. " Dit Shaula.
O'Turf la coupa sèchement : " Oh non ! Trois fois rien... Si ce n'est que cet espèce de grosse luciole de soleil s'est trompé en nous relançant. La terre tourne maintenant à l'envers et le soleil se couche à l'Est ! "


Un fruit gâté se décrocha et s'écrasa sur O'Turf. L'éclat de rire fut général. O'Turf sortit de la purée de fruit : " Oh ! Si on ne peut même plus plaisanter ! " Conclut-il.
Les rires reprirent de plus belle. Et cette nuit-là, bien qu'à l'envers, ne nous empêcha pas de dormir.